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      Claude CARREZ
Avant-propos

Depuis quatre ans, Canal Académie est pour moi une obligation et une joie.


Une obligation : faire comprendre aux médias que les académiciens du quai de Conti à Paris sont très différents des portraits que l'on en trace habituellement, non sans quelque malignité. On ne les voit que figés dans leurs habits verts, (noirs en réalité) ; mais on oublie – volontairement ? – qu'ils travaillent, réfléchissent, écrivent, parlent, découvrent, et font honneur à toutes les formes de l'Esprit, de l'intelligence et des Arts. On en compte 434 répartis entre les cinq Académies au sein desquelles la Française jouit d'un statut et d'un prestige qui la distingue des quatre autres.


Une joie : parce que cette radio a rendu les travaux académiques accessibles aux Internautes du monde entier. Et que ceux-ci peuvent en partager les trésors intellectuels et artistiques ; non, peut-être pour l'éternité, mais pour longtemps et pour le monde entier. En fonction de la mission confiée à Canal Académie par convention signée le 1er juillet 2005 avec l'Académie des Sciences morales et politiques.


On voudra bien admettre que cette double action d'enracinement et de transmission se situe, modestement mais fermement, dans le sillage d'une Simone Weil. En ayant, parmi d'autres et avec d'autres, tenté d'ouvrir des voies nouvelles ; toujours en équipe ; jamais seul ; toujours épaulé ; jamais isolé.


Si tout homme d'action sait fixer des objectifs et définir des méthodes, il doit aussi s'assurer des moyens nécessaires à la réussite. Les nôtres, accumulés jour après jour, furent les fruits de réflexions recueillies, d'échecs avoués et de réussites expliquées. Objectifs, méthodes, moyens et résultats forment la trame de ce récit. Je me devais de le rédiger à l'intention de ceux qui, dès le premier jour, comprirent la nécessité de cette création comme à l'intention de ceux qui ne pouvaient s'empêcher de lui faire grise mine. Je le devais à ceux qui la soutinrent comme à ceux qui n'y croyaient pas. Aux uns comme aux autres, je devais la vérité dans la fidélité à des engagements qui, finalement, nous sont communs. Mais, puisqu'en chacun de nous, sommeille toujours quelque Saint-Thomas, il nous fallait prouver que nous avions vu juste en utilisant l'Internet. Et, plus concrètement, en nous appuyant sur les réseaux sociaux qui s'y développent à une vitesse vertigineuse. Avant qu'il ne soit trop tard.[1]


Le serment du Quai de Conti

Tous les serments ne sont-ils pas réponses de rebelles au cours d'époques de crise ? Et la fidélité au serment ne s'apparente-t-elle pas à un devoir ? A ces deux interrogations réponse fut donnée par les sept qui prêtèrent serment quai de Conti le 1er janvier 2004.


Ils avaient décidé de contourner l'Omerta décrétée par les médias à l'encontre des Académies et des institutions culturelles ; puis d'utiliser Internet pour assurer l'entrée de la France dans la bataille mondiale du savoir. Tels étaient les objets de leur serment.


Cet ouvrage en raconte l'histoire en 65 billets rédigés à partir de notes prises au jour le jour entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2008.





[1] C'est une longue, très longue histoire. Elle commence, à l'initiative de Richelieu, avec la création de l'Académie
française par lettres patentes de Louis XIII, le 29 janvier 1635 ; à la suite, d'autres Académies royales sont
créées. Mais elles furent toutes supprimées par la Révolution.
Puis, à la veille de se disperser, la Convention, le 25 octobre 1795, fonde l'Institut de France (loi n° 166).
Sa mission en fut en ces termes rappelée par Daunou : « la République nous appelle pour rassembler et raccorder
toutes les branches de l'instruction, reculer les limites de la connaissance, récompenser leur succès, recevoir,
renvoyer, répandre toutes les lumières de la pensée, tous les trésors du génie. »
A l'époque d'Internet, il a suffi de traduire l'énoncé de cette mission en langage adapté et d'en assurer la
réalisation en utilisant les Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication.